Site Loader

Les films sur la drogue Par Vodkaster – 55 films – vues [ – Films à voir avant de mourir – ] Par AntoineF – films – 35 vues Junkie Movies Par fdubus – 11 films – 5 vues. Gus Van Sant aime également se montrer en marge de la product Mais la mort d’une fille de sa bande, qui a trop forcé sur la dernière dose, le pousse à réfléchir. Arthuro29 à propos de Drugstore Cowboy. Panique à Needle Park.

Nom: drugstore cowboy
Format: Fichier D’archive
Système d’exploitation: Windows, Mac, Android, iOS
Licence: Usage Personnel Seulement
Taille: 43.96 MBytes

D’abord, il y a toujours dans un reportage qu’il soit d’ailleurs écrit ou audiovisuel une distance presque infranchissable entre l’auteur, c’est-à-dire le responsable au sens le plus fort du terme, du reportage et la réalité dont il traite: Portland Oregon en Dans une phase ultérieure voir schéma d’animation , on laissera alors la place aux réactions individuelles. Avec la force et l’authenticité d’un documentaire implacable. Rusty James de F. Charlie et ses drôles de dames de. Le premier film « commercial » de Van Sant nous montre, sans aucun cliché mais avec un certain humour et une grande légèreté la marque de fabrique de Van Sant, à tout bien considérer , la vie de minables aventures de quatre junkies.

Depuis des années, Bob vit avec et pour la drogue. Avec son amie et un autre couple, leur organisation fonctionne selon des règles simples et précises. Mais certains événements difficiles blessure, overdose font basculer leur univers bien réglé et amènent Bob peu à peu par superstition?

Drugstore Cowboy Bande-annonce VO

Dans ce film, l’univers de la drogue, la violence et les relations de couples ne sont jamais montrés de façon complaisante ou voyeuriste et peuvent ainsi être vus par un large public. Le critère sera davantage la réceptivité à la question plus large des addictions, ce qui nous semble pouvoir être possible dès le collège.

Construit sous la forme d’une succession de flash-back, Drugstore Cowboy est en quelque sorte une version junkie de Bonnie and Clyde. Dans une première partie, Gus Van Sant décrit le mode de vie d’un couple de toxicomanes et, dans la seconde, le retour dans la société du héros qui a pris la décision d arrêter sa consommation de drogue, Bob, personnage principal et auteur du récit, explique avec une certaine lucidité et quelques pointes d’humour comment il s’est construit un monde à drugsrore.

Seules deux scènes, marquant le début et la fin du film, s’inscrivent dans le moment présent: Bob est dans une ambulance, visiblement mal en point. D’emblée, il indique qu’il est drogué. Gus Van Sant induit volontairement le spectateur en erreur, en lui laissant croire que le déroulement du film expliquera la longue descente en enfer du héros jusqu’à l’overdose qui justifie sa présence dans [ambulance. Or, la suite de l’histoire infirme cette supposition.

De la même manière, cowbou réalisateur semble tout au long du film jouer sur les a priori du spectateur pour, en fin de compte, les démentir. Ce film dont le thème central est la drogue ne démarre pas sur une situation familiale complexe, dans une banlieue sordide, au sein d’une bande de toxicomanes en pleine déchéance physique et mentale.

Bob ne s’injecte pas pour oublier l’absence du drugstorre, mais parce qu’il a choisi du moins le pense-t-il de placer une drogue au centre de sa vie.

Drugstore Cowboy, un film de – Vodkaster

Gus Van Sant a ainsi écarté de son scénario toute référence psychologique ou sociale aux premières prises de produit. Peut-être voulait-il suggérer que le quotidien de Bob, au départ, n’était ni meilleur, ni pire que celui des autres. Il a basculé dans le pire lorsqu’il a été initié à la drogue. Une initiation qu’il doit au prêtre défroqué, Tom Murphy.

Lequel, du fait de son statut d’adulte et de l’accord de confiance qui en découle implicitement, n’a sans doute eu aucun mal à convaincre Bob adolescent de tenter l’expérience. Dans le film, Tom Murphy semble aussi incarner l’alter ego de Bob et l’incitera à reprendre le produit pour en éprouver à nouveau les plaisirs.

Car il s’agit bien id d’une véritable histoire d’amour entre le héros et la drogue qu’il s’injecte dans les veines.

Ses désirs, ses plaisirs, ses élans d’énergie et ses projets ne peuvent se concevoir qu’au travers du produit, y compris dans sa relation avec Dianne. Van Sant exprime, de manière abs traite, par le flottement d’objets et de personnages, ce drusgtore Bob pense et ressent des effets. Dgugstore n’entend même plus Dianne lui parler, il est immergé dans un monde de béatitude créé par lui seul et pour lui seul sous l’effet du psychotrope.

Comment, au retour de cette expérience aux limites de l’extase, où l’infini est frôlé, où l’illimité est à la portée du désir, Bob peut-il percevoir le quotidien et la réalité? Comment le voir autrement que sous la forme drugsore monde fissuré, vide et n’offrant rien qui vaille la peine d’investir?

Comment, à l’issue de sa démarche de soins et du sevrage, peut-il supporter une vie grise, dans un studio lugubre duquel il ne s’extrait que pour aller exécuter des gestes répétitifs et sans autre intérêt que de gagner un salaire de misère? Le réalisateur veut-il nous montrer qu’une vie que l’on choisit conforme aux valeurs et aux normes sociales vaut mieux qu’une vie anti-conformiste jalonnée de plaisirs dgugstore, mais cependant placée sous le joug de la dépendance?

  TÉLÉCHARGER ACTION ESSENTIALS 2 STARTIMES GRATUITEMENT

Drugstore Cowboy – Drame sur Télé 7 Jours

Dans son film, G. Van Drugstors évoque la dépendance de Bob au travers de sa relation avec son produit, avec Dianne, avec ses superstitions. Le manque n’est suggéré que par sa quête obsessionnelle de produits, en quantité mais également en qualité. Cette angoisse du manque oblige Bob et sa bande à imaginer toutes sortes de ruses pour échapper à la vigilance de la police qui les surveille et les soupçonne ajuste titre. Parler de dépendance, c’est forcément en évoquer toutes ses formes et ne pas se contenter de restreindre ce druugstore à la seule pharmaco-dépendance qui touche Bob dans ce film.

Certaines drusgtore ces dépendances, nécessaires à notre adaptation au milieu, nous sont imposées: D’autres sont en rapport avec notre vie sociale, nos investissements et nos préférences.

Toutes ont pour caractère commun de répondre à un besoin légitime ou à un choix délibéré destiné à ne pas entraver l’autonomie d’une personne. Une dépendance devient excessive, voire pathologique, lorsqu’elle se drugdtore par un repli, une démission, une attitude de passivité qui ne permet plus aucune remise en question. L’état de pharmaco-dépendance, inscrit dans ce cadre, implique un processus physiologique et psychologique aliénant. La dépendance physique conduit un sujet à absorber régulièrement des produits auxquels il s’est accoutumé, pour maintenir un équilibre physiologique et éviter les symptômes de manque.

La dépendance psychologique est un mouvement perpétuel drugstpre une recherche jamais résolue, jamais satisfaite.

drugstore cowboy

C’est un effort permanent pour remplir un vide, dont le comblement s’avère finalement irréalisable. Dans la première partie du film de G. Van Sant, la fuite en avant de Bob, sa boulimie de drogues, illustrent bien ces propos. Parler de la dépendance, c’est, d’une certaine façon, questionner la liberté. Par quels mécanismes, les rêves, les fantasmes construits autour d’une certaine idée de la liberté peuvent-ils conduire à des états de dépendance excessive?

Le refus de toutes restrictions, les tentatives d’échapper à une appartenance, un fonctionnement familial, social et psychologique vécu comme emprisonnant, peuvent-ils conduire vers cette relation exclusive à la drogue, aux drogues? En refusant de qualifier son personnage principal, G. Van Sant nous suggère peut-être de réfléchir aux notions d’étiquetage, de profil type ou de catégorie que nous utilisons à tour de bras pour classer les toxicomanes en particulier, et toute autre personne que nous croisons, en général.

Une fois de plus, le réalisateur de Drugstore Cowboy évite la facilité: Dans la revente des produits, les dealers utilisent fréquemment des additifs pour couper le produit, et fabriquer des doses en plus grand nombre.

Drugwtore, par exemple, n’est quasiment jamais vendue à l’état pur. Evidemment, lorsqu’un dealer revend une dose de produit plus concentré, le toxicomane risque rrugstore surdose.

Elle se sent exclue. Pour obtenir plus de respect, elle lance et se lance des défis, en bravant les superstitions, en absorbant un stupéfiant puissant. Elle se croit invincible, au dessus des risques, et finalement, succombe à drugsore. Tout l’itinéraire de Bob est jalonné de passages réguliers de l’inspecteur Gentry.

Ces scènes sont des rappels à la réalité qui, à chaque fois, obligent Bob à s’extraire de son univers construit de toutes pièces, pour se replacer dans sa position de marginal vis-à-vis de la société. Gentry est un peu le surmoi de Bob: Vers la fin du film, Coaboy lui rappelle une fois de plus la réalité: Lorsque Bob décide de décrocher, il s’inscrit dans un programme de substitution.

Au détour du cabinet de l’assistante sociale, il explique avec une logique erugstore appel la galère de la drogue et sa motivation. Van Sant fait comprendre au spectateur que Bob a réussi son sevrage après le traitement de substitution, lorsque Dianne vient le tenter avec de la drogue et qu’il résiste à la tentation. Est-ce un brusque élan d’altruisme qui le pousse par drugstpre suite à offrir le cadeau empoisonné au Père Murphy? Est-ce pour satisfaire une vengeance entretenue que Bob va, à son tour, pervertir son initiateur?

Beaucoup de critiques affirment qu’il y a une différence essentielle entre le cinéma et la télévision dans la manière même d’approcher le monde. Même si l’opposition est peut-être forcée car elle masque la cowoy aussi bien de la production cinématographique que télévisuelleun film comme Drugstore Cowboy permet néanmoins de mieux comprendre ce qui fait la spécificité du cinéma ou du moins d’un certain cinéma.

Si l’on compare en effet ce film de Gus van Sant à ce que pourrait être un reportage télévisuel sur le même sujet — à savoir en gros la vie d’un groupe de toxicomanes —, une série de différences apparaissent facilement. D’abord, il y a toujours dans un reportage qu’il soit d’ailleurs écrit ou audiovisuel une distance presque infranchissable entre l’auteur, c’est-à-dire le responsable au sens le plus fort du terme, du reportage et la réalité dont il traite: En revanche, il est beaucoup plus difficile de définir quelle est la position du réalisateur dans Drugstore Cowboy: Ce qui a pour conséquence qu’on peut lui prêter à drubstore près n’importe quelle intention: Bien entendu, il se peut qu’une analyse plus fine parvienne à faire drhgstore partage entre ces différentes interprétations.

  TÉLÉCHARGER GRATUITEMENT TNT INSHALLAH GRATUIT

drugstore cowboy

Par ailleurs, le cinéma se distingue nettement du documentaire télévisuel par le fait qu’il raconte des histoires et qu’il souligne dès lors fortement la dimension temporelle du monde qu’il met en scène: Plus fondamentalement d’ailleurs, le temps au cinéma n’est jamais un simple écoulement et il ne semble s’accomplir que comme une transmutation de l’être des choses avec de nombreux renversements de valeurs on pourrait aussi bien deugstore des retournements de veste qui l’accompagnent: Bob, le personnage central, quitte ses copains toxicos, entame un programme de désintoxication, trouve un travail, lui qui ne vivait semble-t-il jusque-là que de vols et d’aventures Cette structure temporelle favorise elle aussi la diversité des interprétations chez les spectateurs puisque chacun drugstre privilégier l’un ou l’autre élément de cette structure, l’un ou l’autre moment de ce parcours.

Cette manière spécifique qu’a le cinéma d’aborder le monde permet de poser des questions qui sont habituellement évitées dans un débat public où domine presque toujours un point de vue légitime — et, dans ce cas-ci, stigmatisant — sur un problème comme celui de la toxicomanie. Filmant le monde des junkies de l’intérieur, Drugstore Cowboy nous oblige à nous interroger sur le plaisir qui est recherché dans la consommation de drogues.

On n’hésitera donc pas à poser aux spectateurs cette question un peu provocante — la drogue rend-elle heureux? Celui-ci montre en effet que ce plaisir ne se limite pas à la consommation du produit dont les effets ne sont représentés que par quelques images et qui sont évidemment difficiles à faire partager à un spectateur non-averti et est lié à un tout un style de vie largement décrit dans la première partie du film: On peut d’ailleurs nuancer ce propos en attirant l’attention des participants sur certaines différences qui se marquent entre les personnages et notamment entre les filles et les garçons du groupe.

On remarquera également que la seconde partie, montrant la réinsertion de Bob dans la vie « normale », est, elle, l’illustration des valeurs inverses de celles des junkies.

Si l’animation débute sur cette question du plaisir éprouvé dans la consommation de drogue, il faudra également s’interroger sur les contraintes qui s’exercent sur la vie des quatre personnages, telle qu’elle est montrée dans le drugsgore.

Certaines scènes sont de ce point de vue très significatives comme celle de la visite à la mère qui, sans être caricaturale, révèle la perte de confiance qu’entraîne chez les proches ce style de vie. On remarquera également que le déroulement du film nuance tout ce que la présentation initiale de Bob pouvait avoir d’euphorique, comme si les obstacles s’accumulaient peu à peu pour le démentir: On s’interrogera aussi sur drugsttore contraintes que Bob et ses copains s’imposent ou imposent à certains membres du groupe comme la superstition du chapeau qui ne peut être déposé sur un lit: On en vient ainsi à la dernière question qui est celle de comprendre pourquoi Cowbboy décide finalement de décrocher.

Ici aussi, on se méfiera des réponses spontanées qui sont souvent dictées par nos propres préjugéset l’on veillera à ce que les réponses soient justifiées par des éléments du film.

drugstore cowboy

Bien entendu, celui-ci ne donne pas de réponses simples, et l’on peut très bien discuter pour savoir si c’est la mort de Nadine qui a été la cause principale du revirement de Bob ou si c’est surtout la nécessité d’enterrer son cadavre ou le fait de l’avoir enterré clandestinement comme un animal qui ont été déterminants: Cette discussion, on le voit, est volontairement centrée sur le film car elle vise à amener les spectateurs à rendre compte le plus justement possible d’un point de vue qui n’est pas le leur et donc à dépasser éventuellement les réactions de défense spontanées que ce point de vue particulier pourrait susciter.

À son terme ou même pendant son déroulement si c’est nécessaireil conviendra donc d’expliciter cet objectif, à savoir apprendre à surmonter ses propres préjugés pour comprendre un individu dont on est toujours plus ou moins éloigné. Dans une phase ultérieure voir schéma d’animationon laissera alors la place aux réactions individuelles. Journal des Grignoux Chargez notre appli mobile Nos newsletters archives, inscriptions Nos galeries photos.

Avertissement Quelques mots d’explication complémentaire sur cette fiche. Retour au sommaire de CinéSanté. Tous les dossiers – Choisir un autre dossier 1, 23 Léon!